C’est chiant l’orthographe!

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C’est chiant l’orthographe!

C’est vrai ! Entre les accents circonflexes et les virgules, il est bien difficile de s’y retrouver. Je n’évoque même pas les participes passés. Et c’est encore plus difficile quand vous avez la prétention d’animer un blog.

Bon ! Je ne m’en sors pas trop mal. Je vais vous faire une confidence, je suis aidé par super René.

Vous ne connaissez pas René ? René est à l’orthographe ce que le tutu est au petit rat, si je puis dire. Il vit pour l’orthographe, il pense orthographe. En fait, il a donné sa vie à cet étrange code, inventé par les hommes, pour compliquer la vie des pauvres écoliers.

C’est un catalan, une sorte de migrant avant la lettre, pourrait-on dire, qui a poursuivi les lettres, sa vie durant, en Bretagne, sa terre d’adoption. Quand il parle, de sa belle voix de tragédien, ça chante un peu, ça sent le soleil, mais l’écrit reste sa raison de vivre, son terrain de jeu.

Aucune pitié ! Il n’a, en effet, aucune pitié pour les virgules oubliées, les accents mal placés; il prend un malin plaisir à pourfendre les fautes d’orthographe, néologismes et les accords disharmonieux. C’est une sorte de superman de l’écriture.

Vous ne pouvez pas le rater, il porte le nœud papillon. Déjà que la cravate…mais le nœud papillon…

Veut il montrer qu’il y a de l’élégance à bien utiliser notre langue maternelle ? Est ce l’idée qu’il se fait de notre langue qui déteint sur lui ? Non ! C’est un signe de respect pour son interlocuteur, quel qu’il soit, et pour les règles grammaticales qu’il veut vous faire partager, à sa façon.

Voici ce qu’il vous propose aujourd’hui:

 

Les « astuces » du Père Mariole pour les apprenti(e)s écrivains.

 

 

J’écris… mais j’hésite parfois sur l’orthographe d’un mot, songeons alors aux astuces du père Mariole.

 

  • Ainsi dois-je écrire « eût » ou « eut », « fut » ou « fût » ? Si l’on peut remplacer l’un par « aurait » et l’autre par « soit » il faut chapeauter les « U ».

 

Exemples :

  1. Eût-il proposé cette solution nous l’aurions (eussions) acceptée.

( aurait-il……..) (il faut un conditionnel : s’il l’avait proposé mais il ne l’a pas fait).

  1. A peine eut- il fini son discours que les applaudissements crépitèrent.

(avait-il…. : indicatif car l’action a réellement eut lieu).

  1. Bien qu’il fût riche, il ne fut jamais généreux.

( Bien qu’il soit riche, il n’était jamais ….)

Þ À noter que « bien que, quoique , sans que… sont toujours suivis du subjonctif.

 

  • « Quelques fois » ou « quelquefois » ?

Il faut savoir que 9 fois sur 10 c’est en un mot qu’il faut l’écrire :

  • « Quelquefois » signifie « parfois » et « quelques fois » : plusieurs fois.

Exemples :

  1. Il lui arrivait quelquefois (parfois) d’avoir la bonne réponse.
  2. Il commet toujours la même faute et ce n’est pourtant pas faute de lui avoir expliqué quelques fois (plusieurs fois) la règle.

 

  • Dois-je doubler le « F » dans les mots usuels commençant par « AF » ?

Oui n’hésitez pas à « l’afficher » mais n’oubliez pas que : «  Afin de visiter l’Afrique, il prit un guide africain, spécialiste de l’africanisme. »

 

  • Dois-je doubler le « B » dans les mots usuels commençant par « AB » ?

Non n’hésitez pas « abattez » un « B » mais n’oubliez pas que :

«  Monsieur l’abbé responsable de l’abbatiale a trouvé « 2BB « devant l’abbaye. »

 

  • Dois-je doubler le « G » dans les mots usuels commençant par « AG » ?

Non n’hésitez pas, n’agrafer » qu’un «F » mais n’oubliez pas que  vous devez

«  cesser de vous agglutiner dans cette agglomération sous peine d’aggraver la circulation » ( aggraver, agglomérer, agglutiner + les dérivés).

 

À LA « REVOYURE, SI VOUS LE SOUHAITEZ !

 

Pas mal ! N’est ce pas ?

2018-03-09T18:41:30+00:00 avril 18th, 2017|Littérature|