Le 2 aout 2015,

C’est la mauvaise période, tant redoutée du chasseur ; ces quelques mois situés entre la fin de la dernière saison et la prochaine ouverture. Les chiens vous regardent avec incompréhension, votre femme vous supporte, mais les kilos que vous avez acquis, à force de grillades et de vin rosé vous insupportent au plus haut point.

J’ai trouvé la parade. J’ai renoué avec une forme de chasse que j’avais pu éprouver lors de voyages lointains, je veux parler de l’approche.

Oui ! Je suis retourné à la chasse, en été, avec la belle carabine Sabatti et la lunette Zeiss. L’opération consistant à prélever un brocard. Rien de plus simple : il suffit d’approcher un animal sans éveiller sa méfiance, de vérifier qu’il est porteur de bois, de mettre la croix de la lunette au niveau de son épaule, et d’appuyer sur la détente, en évitant le coup de doigt.

En réalité c’est très compliqué. Il faut d’abord repérer l’animal. Dans la forêt, c’est mission impossible, compte tenu de la végétation. Seuls les clairs et les lisières peuvent vous laisser espérer faire une heureuse rencontre. Il faut alors que ce soit un mâle, et non une chèvre, ce qui signifie qu’il convient de l’approcher suffisamment afin de distinguer, dans la lunette, la présence de bois entre ses oreilles. Il convient ensuite de ne pas se faire repérer, de mettre en place le trépied, d’espérer que la distance entre vous et lui sera inférieure à 200 mètres, au delà il faut être « american sniper », et qu’il se présentera de côté.

J’ai essayé. C’était, ce samedi, ma troisième sortie. J’ai pu approcher une femelle ; j’ai vu ce que je pensais être un brocard mais très loin. J’ai pu vérifier que le fameux appeau « buttolo » ne présentait pas l’efficacité escomptée. Mais pas de tir. Il faut attendre, la chance sourit aux chasseurs persévérants.