Le 27 septembre 2015,

Quel gibier autre qu’une bécasse peut valoir une bécasse ? Mais c’est la perdrix de Belle île !

Tout le monde sait que les faisans et perdrix de belle île sont sauvages. C’est un fait, ça n’a rien à voir avec les cocottes de lâcher qui démarrent comme des hélicoptères. Ici, il faut les mériter ! C’est vrai pour les faisans qui sont montés sur ressort, c’est encore plus vrai pour les perdrix. Demandez à Cheyenne ! Il est rare d’en arrêter une sous le nez du chien. Ces demoiselles agiles courent plus vite que des lapins avec cette particularité, au fil des levers, de se rapprocher de la côte.

Vous pouvez la lever dix fois, elle ne sera jamais à portée du fusil. Mais plus vous l’approcherez plus cette gredine vous conduira vers la mer. Et lorsque vous penserez l’avoir coincée, « elle n’ira pas plus loin », vous la verrez une dernière fois s’envoler, avec fracas, plonger dans les rochers et planer sur la mer.

Les bras vous en tomberont, et, la première fois, vous n’irez pas plus loin. Ce n’est qu’au bout de quelques semaines, que vous prendrez le temps de l’observer, et de remarquer, alors qu’elle s’est élancée au dessus des vagues, qu’elle finit toujours par décrire un grand et bel arrondi, une de ces figures qui n’appartient qu’à sa race, ce qui lui permet de retrouver le plancher des vaches.

Je peux dire que ces beaux oiseaux m’auront donné du fil à retordre. J’aurais perdu à les poursuivre bien de l’énergie. C’est souvent l’élément manquant du quota.

Mais quand je peux décrocher cette fusée, et que je la contemple, au creux de ma main, avec ses jolis plumes rougeâtres, je ne peux m’empêcher de me dire : « Bon sang ! Ca vaut bien une bécasse ! »

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