2ème jour : Rodez

Après Toulouse Lautrec, Soulages, le but de ces quelques jours de repos.

Là, on ne joue plus dans la même cour ! C’est du lourd ! Artiste « officiel », idole des bobos, c’est un « grand peintre » nous dit l’encyclopédie. Il fallait donc aller voir.

C’est vrai, il est grand ! Tout le contraire du pensionnaire des maisons closes.

Quarante huit centimètres précisément! C’est la différence de taille entre Toulouse Lautrec, 1,52 mètre, et Soulages. Autant dire une sacrée différence ; c’est pareil pour leur peinture.

L’un reproduit ce qu’il voit ; l’autre vous invite à jouer avec la lumière.

L’un a bossé dur, il faut voir le nombre d’esquisses qu’il réalise avant de terminer ; l’autre vous fait bosser. Comme il le dit, il y a l’artiste, le tableau, et celui qui regarde.

Chacun appréciera.

Sûr ! Faut pas être dépressif ! Et faut aimer le noir, mais on a tous en nous quelque chose de Johnny.

Rien que le musée, sur le plan architectural, vaut le détour. Que d’acier !

Vous découvrirez le parcours de ce grand artiste qui très tôt décide de vivre pour peindre.

Dire que j’ai compris, c’est vite dit. Faut il comprendre d’ailleurs ?

Dire que sa peinture m’a laissé inerte, c’est faux.

Devant ses peintures monumentales, comme devant ses lithographies, j’ai été impressionné. C’est puissant ! Le jeu de la lumière sur ces reliefs de noir, c’est beau. On sent confusément, faute d’instruments d’interprétation, dès ses premières peintures, qu’il s’agit d’un artiste à part ; cheminant dans les différentes salles, qu’il y a une quête, une recherche.

Bon ! C’est pas tout ça ! Lundi, c’est la reprise. Je vais peut-être me passer un petit Johnny…

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